LE KARATE, QU’EST-CE QUE C’EST ?

En japonais kara signifie le vide et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, te est la main ainsi que la technique que l’on réalise avec la main. il est à noter que les origines bouddhistes du karaté nous renvoient également vers des conceptions plus philosophiques et méditatives. C’est ainsi que l’on peut relever sous cette appellation l’idée d’avoir les mains vides au sens de se décharger de son quotidien… On associera alors la pratique de cet art martial au concept de « lâcher prise ». Le karaté devient dans ce sens un outil de gestion du stress et un moyen de mettre une distance entre soi et ses soucis.

Plus loin, les méthodes de travail respiratoire que l’on peut retrouver dans certains kata, reposent sur des préceptes de modulation et de positionnement de la respiration issus tout droit du yoga. Enfin, la pratique de ce sport de combat constitue aussi un cheminement au plus profond de son être. Il confronte les hommes à leurs psychoses de violence ou à leurs fantasmes de domination et amène, pas à pas, chacun à gérer les confrontations qui naissent chaque jour dans la vie en les ayant purgées de leur caractère dramatique. « Le karaté, chemin vers un plus grand moi », est alors la voie de la sérénité.

l’enseignement comporte trois domaines d’étude complémentaires : le kihon , les kata et le kumite .

  • Le kihon consiste à répéter individuellement et la plupart du temps en groupe des techniques, positions et déplacements. Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de kihon-kumite.
  • Le kata (qui signifie « forme ») est un enchaînement codifié et stéréotypé de techniques ayant pour but la formation du corps et l’acquisition d’automatismes, ainsi que la transmission de stratégies. Le kata déborde l’aspect purement technique en permettant au pratiquant, par de très nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection du geste et surtout de faire l’expérience de l’esprit juste au sens spirituel du terme.
  • Le dernier domaine est le kumite ou combat. Littéralement cela signifie « grouper les mains », c’est-à-dire travailler en groupe et non plus tout seul. Cette notion de kumite peut prendre de multiples formes en karaté de la plus codifiée à la forme la plus libre).

Quelles sont les limites d’âge pour commencer le karaté?

Il n’existe pas réellement de limite d’ âge pour débuter le karaté. Officiellement, les enfants peuvent débuter le karaté dès l’âge de 6 ans mais personnellement je suis plus favorable à un démarrage à partir de 13 -14 ans.
Un démarrage précoce a bien sûr des avantages, mais il est tout à fait possible d’atteindre un bon niveau de pratique et des sensations réalistes avec un démarrage plus tardif et j’en suis une preuve.
Pour les adultes, une idée fondamentale de l’art martial est de pratiquer un karaté réaliste en fonction de son âge, de sa propre morphologie et de ses propres capacités physiques.

Quels sont les bénéfices pour la santé liés à la pratique du karaté ?

Le karaté permet un travail important sur la concentration, la gestion du stress et la confiance en soi. Il peut être très bénéfique pour la santé avec une pratique adaptée. De manière générale, le karaté fait appel à la coordination et à l’équilibre. Selon l’âge, la pratique du karaté va apporter des bienfaits spécifiques.

  • Chez l’enfant, il permet un travail de latéralisation et de précision des gestes. Le travail à deux ou en groupe lors des entraînements permet de développer les interactions sociales.
  • Chez l’adolescent et le jeune adulte, le karaté est une activité physique idéale qui développe souplesse, réflexes et tonicité ; il peut avoir des vertus éducatives en permettant de canaliser la volonté et l’énergie, tout en apprenant à perdre, à gagner, et surtout à respecter les règles du jeu.
  • Après 40 ans, il permet un entretien physique. Puis, lorsque l’on avance en âge, la pratique des kata (forme martiale du karaté) est quasiment un traitement du vieillissement neurologique et musculaire. Chez les personnes âgées, la pratique du karaté entretient l’équilibre et la masse musculaire : c’est un moyen de prévention des chutes et, par là même, des fractures, notamment celle du col du fémur.

Notre professeur, Jean-Jacques Simon

Jean-Jacques Simon a démarré le Karaté Shotokan en 1999 à l’âge de 40 ans en France où il obtint la ceinture noire en 2003. Il est aujourd’hui 3ème dan,tant au Maroc qu’en France, et prépare actuellement le 4ème. Il a suivi durant ces 20 années les enseignements de Maître Hirokazu Kanazawa (10ème dan) dont il s’efforce de transmettre la vision du karaté et ses techniques particulières.